Traiter naturellement contre les parasites, est-ce possible ??

Qui dit produit antiparasitaire, dit insecticide. Les insecticides… , tellement présents dans notre environnement, avec une action non spécifique (puces ou abeille, vers plats ou vers de terre…), oui on a bien envie de les supprimer ! Mais est-ce vraiment une bonne idée ?

Déjà pourquoi on va traiter contre ces parasites qui envahissent nos animaux de compagnie ? C’est vrai, après tout, la nature est bien faite, pourquoi supprimer tout ? Oui et non..

On peut classer les parasites dans 2 groupes : les parasites internes (vers plats et vers ronds) et des parasites externes (puces, tiques,..). Nous allons surtout éviter une infestation avec des parasites car tout d’abord les parasites peuvent être envahissants (en particulier les parasites internes) et surtout ce sont des vecteurs de maladie ! Pensez à la maladie de lyme ou la piroplasmose transmise par les tiques, la hémobartonellose (anémie féline) transmise par les puces ou la leishmaniose transmise par les phlébotomes, etc.  Les vers causeront des inflammations du tube digestif et d’autres lésions et pathologies selon leur implantation (le foie, le cerveau, l’œil, les poumons, le cœur). On comprend donc vite que oui, il faut traiter, mais surtout il faut éviter une infestation !

Alors comment faire pour ne pas surmédicamenter et envahir notre environnement avec des toxines ?

Traitement antiparasitaire interne, dit vermifuge :

  • Déjà le choix du vermifuge est important. Vous traitez contre les vers, il faut donc qu’il soit efficace, pour ne pas être obligé de le refaire. Choisissez un vermifuge avec un double action: contre les vers ronds ét les vers plat !
  • Ensuite adaptez la fréquence au mode de vie de votre chien/ chat. Un chiot sera plus souvent traité qu’un chien de 14 ans. Demandez à votre vétérinaire combien de fois il faut traiter.
  • N’oubliez pas non plus que les vers sont transmissibles à l’homme. Vous avez des jeunes enfants à la maison, traitez tous les 3 mois !
  • Adaptez le dosage au poids de votre animal. Votre chien pèse 10 kilos, pas besoin de donner un comprimé pour 25 kilos.

  • Et l’ail ? Oui l’ail a des actions antiparasitaires mais uniquement contre les vers ronds. Pour qu’un traitement à la base de l’ail soit efficace, il faut en donner pendant plusieurs jours. Mais attention, l’ail fait parti des aliments toxiques pour chien et chat. En effet, l’ail comme d’autres membres de la famille des Allium, contient du N-propyldisulfide. Ceci peut, à forte dose, causer des dommages aux globules rouges et donc une anémie. Surtout les chats et les jeunes animaux sont sensibles. L’ail est donc interdit pour les moins de 8 mois et également pour les animaux sujet à faire une anémie (post-chirurgie, infestation des puces, piroplasmose, insuffisance rénale,..). L’utilisation de l’ail n’est donc pas sans danger et ne traite pas contre toutes les infestations avec des vers. Surtout ne vous aventurer pas et demandez un avis vétérinaire.
  • Et les effets secondaires des vermifuges ? Les vermifuges sont en règle générale bien tolérés. Ils peuvent causer des troubles digestifs, il est donc important de les donner avec un repas. Attention aux chiens ayant la mutation du gène MDR1, qui peut être le cas pour le colley, le berger australien, le berger blanc suisse, le shetland et le border colley. Certains substances actives sont interdites car toxique. Précisez donc toujours quand vous avez cette race de chien !

Si le vermifuge reste primordial, il en n’est pas de même pour les traitements antiparasitaires externes.

Traitement antiparasitaire externe :

  • La présence de quelques puces n’est en soit pas grave pour votre chien ou chat, veillez cependant qu’il ne les ramène pas à l’intérieur, car une puce chez vous va vite donner des centaines de puces ! En cas d’allergie, une seule puce peut déclencher l’allergie, dans ce cas, vous n’avez pas le choix que de traiter tous les mois.
  • Un traitement par prévention? Si vous ne voyez jamais de puces, ne traitez pas systématiquement tous les mois. Si ça se trouve votre chien ou chat n’attrape jamais de puces et en cas d’infestation vous pouvez vite les voir.
  • Les pipettes contenant le fipronil sont extrêmement toxiques pour l’environnement. Le fipronil a été interdit en agriculture en France dès 2004, et dans la plupart des pays européens, car il était accusé d’entraîner une surmortalité des abeilles. En mai 2013, l’autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a estimé que « le fipronil pose un risque aigu élevé pour les abeilles lorsqu’il est utilisé en tant que traitement des semences de maïs ». Sachant ceci, nous ne pouvons pas considérer que le fipronil présent dans les pipettes soit inoffensif. Le fipronil est absorbé par la peau (aussi pas vous et vos enfants quand vous touchez votre animal) et reste présent dans les poils qui seront forcément dispersé dans la nature. Il est d’ailleurs clairement noté dans la notice : « les animaux récemment traités ne sont pas autorisés à dormir avec les propriétaires, surtout les enfants ». A éviter donc !
  • Privilégions les comprimés ? L’avantage des comprimés c’est qu’ils sont très efficaces et ils ont une action rapide (ex. le afloxalaner est efficace dans les 8h pour les puces, dans les 48h pour les tiques), le désavantage, c’est qu’on est bien sur un insecticide non spécifique et que la substance active peut causer ou aggraver des pathologies du foi. Néanmoins les comprimés sont un bon alternatif pour les pipettes, à utiliser en cas d’infestation notamment des tiques. Prenez un comprimé avec une action moins longue (5 semaines au lieu de 3 mois), le dosage est moins (68mg de substance active contre 500 mg pour un chien de 10-20kg), donc moins de risque d’effet secondaire.
  • Il existe aussi des comprimés uniquement efficaces contre les puces à base de spinosad. Cette substance a une origine microbienne et est le seul insecticide autorisé en élevage bio. Il est contrairement au afloxalaner et fluralaner non neurotoxique, mais il reste non spécifique et donc aussi toxique pour les abeilles et d’autres insectes.
  • Il est important de noter que les gens utilisant une litière végétale compostable, ne peuvent pas mettre cette litière dans leur compost si le chat a été traité par comprimé, car l’insecticide est éliminé par les selles.


  • Et les pipettes naturelles? Il existe plusieurs marques de pipette à base de l’huiles essentielles, d’autres avec leur substances actives géraniol et pyrèthre. Ils ont en général une action répulsive et ne tue pas forcément les puces, ni les tiques. D’autres sont plus dosé en pyrèthre qui est considéré comme biocide, mais aussi un neurotoxique.

 

Vous l’avez compris, LE traitement antiparasitaire n’existe pas. Le choix du traitement doit être choisi en fonction des risques d’infestation, les risques de maladies liées à l’infestation, l’âge, la race, la présence d’enfant, le mode de vie et des éventuels risques de pathologies sous-jacentes.

Il est donc important d’en parler à votre vétérinaire ! On prendra ensemble une décision sur quel produit choisir.

 

Sources :

Dr pitcairn “the complete guide to natural health for dogs and cats”

« Evaluation des risques sur la santé humaine lié à une exposition au fipronil », étude de l’AFSSA, 2005

“Acute toxicity, bioconcentration, elimination and antioxidant effects of

fluralaner in zebrafish” Zhong-Qiang Jia a, 1, Di Liu a, 1, Cheng-Wang Sheng a, John E. Casida b, Chen Wang c,Ping-Ping Song d, Yu-Ming Chen a, Zhao-Jun Han a, Chun-Qing Zhao a, 2017

CVMP assessment report for Nexgard, 2013

CVMP assessment report for Bravecto, 2013

About bravecto and fluralaner ( the active ingredient) Dr. Frauke Garbers

Le spinosad: un nouveau produit insecticide utilisable en agriculture AB, Cathérine Mazollier

Atavik arrive au cabinet vétérinaire du Ginkgo!

Voilà une bonne nouvelle, les croquettes ATAVIK sont arrivées!

Des croquettes ‘made in france’, sans céréales, à base de viande fraîche ou du poisson frais, sans colorants, sans conservateurs. Ils contiennent au moins 65% de viandes, des matières premières utilisable pour l’alimentation humaine, et donc pas des restes de la chaîne alimentaire. Des recettes adaptées à toutes les tailles, tous âges et toutes races.

N’hésitez pas demander des conseils!

Pour plus d’info:  https://www.atavik.fr/

Eviter le coryza cet hiver!

Votre chat souffre d’un coryza chronique ? Tous les hivers il éternue et il a des écoulements nasaux ? Avant que les premiers symptômes s’installent, prenez un rendez-vous avec votre vétérinaire acupuncteur naturopathe. Grace aux aiguilles on arrêtera le processus du coryza, et les plantes boostera sa défense immunitaire pour qu’il passe un hiver en toute sérénité.

Plante du mois mars: GINKGO BILOBA

GINKGO BILOBA

Un arbre sacré, sauvé par les boudhistes, un arbre fossile car déjà présent dans l’ère des dinausaures, un arbre reconnu dans le monde entier pour ses vertus, un arbre symbole de la longivité et même d’immortalité, un arbre auquel Goethe consacré une poème :

La feuille de cet arbre, qui, de l’Orient,
Est confiée à mon jardin,
Offre un sens caché
Qui charme l’initié.

Est-ce un être vivant,
Qui s’est scindé en lui-même,
Sont-ils deux qui se choisissent,
Si bien qu’on les prend pour un seul ?

Pour répondre à ces questions,
Je crois avoir la vraie manière :
Ne sens-tu pas, à mes chants,
Que je suis à la fois un et double ?

Le ginkgo est réputé pour prolonger la vie. Sa célébrité est établie dans toute la médecine extrême-orientale. De la Chine, il est passé au Japon et en Corée dès le XIIe siècle. Là-bas, il est devenu un symbole sacré de longévité.

En plus d’appartenir à l’espèce d’arbre la plus ancienne qui soit, notre végétal est potentiellement immortel, n’ayant ni parasite naturel, ni maladie qui lui soit associée ! Le plus vieux spécimen, celui du jardin botanique de l’université de Sendai, au Japon, affiche avec fierté ses 1250 ans.

Son espèce est tout simplement la plus vieille au monde, et affiche avec aplomb ses 150 millions d’années. Il a résisté avant-hier à l’extinction des dinosaures, comme hier à la bome atomique d’Hiroshima.

Le Ginkgo est très résistant aussi à la pollution, c’est le ginkgo vivant que nous retrouvons désormais dans nos villes, où l’on plante essentiellement des arbres mâles.

La médecine chinoise faisait déjà référence au ginkgo 2700 ans avant J.-C. La feuille et la graine étaient alors appréciées pour leur qualité de stimulation de la circulation. De nos jours, on conseille en Chine d’en consommer les amandes, bouillies ou grillées, contre la toux, les bronchites et les maladies pulmonaires.

En 1932, au Japon, le chimiste Furukawa découvrit et isola dans les feuilles du ginkgo des substances jaunes qu’il nomma flavonoïdes. Le premier extrait de feuilles fut produit en 1965. Il est utilisé en France depuis 1972.

En plus de contenir de la vitamine C, des acides organiques, de l’huile essentielle et des tanins, les feuilles contiennent des pigments flavoniques, en particulier des biflavones et des hétérosides flavoniques ayant une activité antioxydante au niveau de la rétine et du cerveau.

Les ginkgolides sont aussi des agents antiplaquettaires, le ginkgolide B étant le plus actif. Les extraits de ginkgo se sont montrés très efficaces contre la démence.

Les extraits de ginkgo sont de plus en plus utilisés dans le traitement de l’insuffisance cérébrale et pour stabiliser l’humeur. Ils agiraient aussi comme anxiolytique chez les patients âgés

L’absorption de Ginkgo biloba ralentit les effets du vieillissement, de la perte de mémoire, d’audition, et le risque d’accident vasculaire cérébral. Il permet également de combattre la maladie d’Alzheimer et plus généralement la démence sénile, la confusion, la diminution de la vue, notamment en cas de dégénérescence maculaire.

De ce fait, le ginkgo est particulièrement préconisé pour protéger les yeux, car il diminue les dommages rétiniens dus aux radicaux libres. Il ralentit ou prévient les glaucomes, la cataracte et la rétinopathie diabétique.

Le ginkgo améliore la circulation du sang, plus spécifiquement cérébrale. On l’utilise en cas de circulation périphérique difficile (fourmis dans les bras, les jambes, extrémités exsangues), de gangrène, de maladie de Raynaud, cette affection qui rend les mains rouges.

Il améliore la circulation coronaire, soulage l’angine et l’artériosclérose. Il diminue la viscosité du sang, prévient les caillots et améliore la récupération en cas de crise cardiaque et de blessure à la tête. Excellent dans le traitement des varices, il peut servir à atténuer la migraine en augmentant l’irrigation du cerveau.

Le Ginkgo biloba a également une multitude d’usages, comme de protéger contre le mal d’altitude ou contre les neuropathies périphériques.

Parce qu’il favorise la respiration, il inhibe les facteurs activant les plaquettes et les composants inflammatoires associés aux allergies respiratoires comme l’asthme et la bronchite chronique obstructive. Il accroît l’immunité aux infections, aide à prévenir les rhumes, la toux et les affections respiratoires.

Les remèdes à base de Ginkgo couvrent aussi un large éventail d’usages potentiels, parmi lesquels la lutte contre la perte de l’audition et les acouphènes, qui peuvent rendre fou.

Attention aux effets anticoagulants ! Il ne faut pas prendre du Ginkgo avec de l’aspirine, ou des médicaments contenant de la warfarine. Aussi arrêtez votre traitement au moins une semaine avant une opération chirurgicale.

Pour moi, c’était une évidence de prendre cet arbre comme symbole, sa forme, ses couleurs et ses vertues correspondent complétement au message que j’aimerais passer en travaillant comme vétérinaire ostéopathe, acupuncturiste et herboliste. Sachez aussi que St Jean d’Illac est la base la SCA “Domaine de Saint Jean d’Illac” qui exploite de grandes parcelles des ginkgos basées sur deux sites : Saint Jean d’Illac (230 ha) et Captieux (300 ha). Ces immenses champs représentent plus de 11 millions de ginkgos qui poussent sans insecticide ni herbicide (certifié bio), maintenus à l’état d’arbustes pour permettre la mécanisation de cette culture. De grandes quantités (600 tonnes) de feuilles vertes sont ainsi récoltées tous les ans et transformées sur place, puis séchées (mises dans des balles) avant d’être envoyées vers les usines d’extraction situées en Allemagne.