Plante du mois mars: GINKGO BILOBA

GINKGO BILOBA

Un arbre sacré, sauvé par les boudhistes, un arbre fossile car déjà présent dans l’ère des dinausaures, un arbre reconnu dans le monde entier pour ses vertus, un arbre symbole de la longivité et même d’immortalité, un arbre auquel Goethe consacré une poème :

La feuille de cet arbre, qui, de l’Orient,
Est confiée à mon jardin,
Offre un sens caché
Qui charme l’initié.

Est-ce un être vivant,
Qui s’est scindé en lui-même,
Sont-ils deux qui se choisissent,
Si bien qu’on les prend pour un seul ?

Pour répondre à ces questions,
Je crois avoir la vraie manière :
Ne sens-tu pas, à mes chants,
Que je suis à la fois un et double ?

Le ginkgo est réputé pour prolonger la vie. Sa célébrité est établie dans toute la médecine extrême-orientale. De la Chine, il est passé au Japon et en Corée dès le XIIe siècle. Là-bas, il est devenu un symbole sacré de longévité.

En plus d’appartenir à l’espèce d’arbre la plus ancienne qui soit, notre végétal est potentiellement immortel, n’ayant ni parasite naturel, ni maladie qui lui soit associée ! Le plus vieux spécimen, celui du jardin botanique de l’université de Sendai, au Japon, affiche avec fierté ses 1250 ans.

Son espèce est tout simplement la plus vieille au monde, et affiche avec aplomb ses 150 millions d’années. Il a résisté avant-hier à l’extinction des dinosaures, comme hier à la bome atomique d’Hiroshima.

Le Ginkgo est très résistant aussi à la pollution, c’est le ginkgo vivant que nous retrouvons désormais dans nos villes, où l’on plante essentiellement des arbres mâles.

La médecine chinoise faisait déjà référence au ginkgo 2700 ans avant J.-C. La feuille et la graine étaient alors appréciées pour leur qualité de stimulation de la circulation. De nos jours, on conseille en Chine d’en consommer les amandes, bouillies ou grillées, contre la toux, les bronchites et les maladies pulmonaires.

En 1932, au Japon, le chimiste Furukawa découvrit et isola dans les feuilles du ginkgo des substances jaunes qu’il nomma flavonoïdes. Le premier extrait de feuilles fut produit en 1965. Il est utilisé en France depuis 1972.

En plus de contenir de la vitamine C, des acides organiques, de l’huile essentielle et des tanins, les feuilles contiennent des pigments flavoniques, en particulier des biflavones et des hétérosides flavoniques ayant une activité antioxydante au niveau de la rétine et du cerveau.

Les ginkgolides sont aussi des agents antiplaquettaires, le ginkgolide B étant le plus actif. Les extraits de ginkgo se sont montrés très efficaces contre la démence.

Les extraits de ginkgo sont de plus en plus utilisés dans le traitement de l’insuffisance cérébrale et pour stabiliser l’humeur. Ils agiraient aussi comme anxiolytique chez les patients âgés

L’absorption de Ginkgo biloba ralentit les effets du vieillissement, de la perte de mémoire, d’audition, et le risque d’accident vasculaire cérébral. Il permet également de combattre la maladie d’Alzheimer et plus généralement la démence sénile, la confusion, la diminution de la vue, notamment en cas de dégénérescence maculaire.

De ce fait, le ginkgo est particulièrement préconisé pour protéger les yeux, car il diminue les dommages rétiniens dus aux radicaux libres. Il ralentit ou prévient les glaucomes, la cataracte et la rétinopathie diabétique.

Le ginkgo améliore la circulation du sang, plus spécifiquement cérébrale. On l’utilise en cas de circulation périphérique difficile (fourmis dans les bras, les jambes, extrémités exsangues), de gangrène, de maladie de Raynaud, cette affection qui rend les mains rouges.

Il améliore la circulation coronaire, soulage l’angine et l’artériosclérose. Il diminue la viscosité du sang, prévient les caillots et améliore la récupération en cas de crise cardiaque et de blessure à la tête. Excellent dans le traitement des varices, il peut servir à atténuer la migraine en augmentant l’irrigation du cerveau.

Le Ginkgo biloba a également une multitude d’usages, comme de protéger contre le mal d’altitude ou contre les neuropathies périphériques.

Parce qu’il favorise la respiration, il inhibe les facteurs activant les plaquettes et les composants inflammatoires associés aux allergies respiratoires comme l’asthme et la bronchite chronique obstructive. Il accroît l’immunité aux infections, aide à prévenir les rhumes, la toux et les affections respiratoires.

Les remèdes à base de Ginkgo couvrent aussi un large éventail d’usages potentiels, parmi lesquels la lutte contre la perte de l’audition et les acouphènes, qui peuvent rendre fou.

Attention aux effets anticoagulants ! Il ne faut pas prendre du Ginkgo avec de l’aspirine, ou des médicaments contenant de la warfarine. Aussi arrêtez votre traitement au moins une semaine avant une opération chirurgicale.

Pour moi, c’était une évidence de prendre cet arbre comme symbole, sa forme, ses couleurs et ses vertues correspondent complétement au message que j’aimerais passer en travaillant comme vétérinaire ostéopathe, acupuncturiste et herboliste. Sachez aussi que St Jean d’Illac est la base la SCA “Domaine de Saint Jean d’Illac” qui exploite de grandes parcelles des ginkgos basées sur deux sites : Saint Jean d’Illac (230 ha) et Captieux (300 ha). Ces immenses champs représentent plus de 11 millions de ginkgos qui poussent sans insecticide ni herbicide (certifié bio), maintenus à l’état d’arbustes pour permettre la mécanisation de cette culture. De grandes quantités (600 tonnes) de feuilles vertes sont ainsi récoltées tous les ans et transformées sur place, puis séchées (mises dans des balles) avant d’être envoyées vers les usines d’extraction situées en Allemagne.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *